Passer à l'automne : ce qu'il faut changer dans sa routine

Passer à l'automne : ce qu'il faut changer dans sa routine

On change de garde-robe en octobre sans y penser. On garde en revanche les mêmes soins toute l'année, et on s'étonne qu'une peau qui allait bien en septembre tiraille en novembre.

L'automne est la saison de transition la plus exigeante pour la peau, davantage que l'hiver lui-même. Voici pourquoi, et ce qu'il faut ajuster.

Ce qui change, et pourquoi ça compte

L'air se dessèche

C'est le facteur principal, et il est contre-intuitif quand il pleut dehors.

L'air froid contient beaucoup moins de vapeur d'eau que l'air chaud. Quand cet air froid entre dans une maison et se réchauffe, son humidité relative s'effondre. Un intérieur chauffé en novembre peut être plus sec qu'un climat désertique.

Votre peau perd alors son eau plus vite, simplement parce que l'air ambiant en réclame davantage.

Les écarts de température se multiplient

Cinq degrés dehors, vingt-deux à l'intérieur, plusieurs fois par jour. Les vaisseaux se contractent et se dilatent en permanence, ce qui accentue les rougeurs sur les peaux qui y sont sujettes.

On rallonge les douches

C'est humain, et c'est coûteux pour la peau. L'eau chaude dissout les lipides du film hydrolipidique. Une douche de quinze minutes à quarante degrés fait plus de dégâts qu'une journée de vent.

La peau sort d'un été exigeant

Si vous ne l'avez pas remise d'aplomb après l'été nous détaillons la marche à suivre dans cet article elle aborde l'automne avec une barrière déjà fragilisée.

Les six ajustements qui suffisent

1. Passer à une texture plus riche, le soir

Le changement le plus évident, et souvent le seul nécessaire sur le corps.

Gardez votre huile sèche le matin, quand il faut s'habiller vite. Ajoutez un beurre le soir, quand le temps ne compte pas. Notre chantilly de karité est faite pour cette saison.

Deux textures, deux moments : c'est plus efficace qu'un seul produit compromis entre les deux.

2. Baisser la température de la douche

Le geste le plus rentable et le plus difficile à tenir. Passez de très chaud à tiède, et raccourcissez de quelques minutes. La différence sur les tiraillements est nette en une semaine.

3. Appliquer dans les trois minutes

Sur peau encore humide, toujours. En hiver, c'est encore plus déterminant : l'air sec accapare l'eau résiduelle en quelques minutes si rien ne la retient.

4. Alléger l'exfoliation

Contre-intuitif : quand la peau râpe, on a envie de gommer davantage. C'est l'inverse qu'il faut faire.

Une barrière fragilisée par le froid supporte mal une exfoliation soutenue. Passez de deux fois par semaine à une fois, avec un gommage doux qui nourrit pendant qu'il exfolie.

5. Remettre de l'humidité dans l'air

C'est agir sur la cause plutôt que sur le symptôme.

Un humidificateur dans la chambre, ou plus simplement un linge humide sur le radiateur et des plantes dans la pièce. Baisser le chauffage d'un ou deux degrés aide aussi, la peau autant que la facture.

6. Ne pas ranger la protection solaire

Les UVA, responsables du vieillissement cutané et de la pigmentation, sont présents toute l'année et traversent les nuages et les vitres.

Si vous travaillez sur des taches, arrêter la protection en octobre revient à annuler les progrès de l'hiver au premier soleil de mars.

Le visage demande un ajustement différent

Sur le visage, la réaction classique consiste à passer directement à une crème très riche. Souvent trop vite.

La bonne séquence est plutôt : gardez votre soin habituel, ajoutez une étape d'eau avant. Un tonique sans alcool comme notre lotion tonique à la rose apporte l'hydratation, votre crème la retient.

Si ça ne suffit pas après deux semaines, alors seulement passez à une texture plus riche.

Ce qui est le bon moment, et ce qui ne l'est pas

Bon moment pour introduire un actif unifiant. L'ensoleillement diminue, donc le risque de repigmentation aussi. Un soin à la niacinamide entamé en octobre montre ses effets au printemps.

Mauvais moment pour multiplier les nouveautés. Une peau en transition réagit mal à trois changements simultanés. Un seul actif nouveau à la fois, avec deux semaines d'observation.

Et les mains

Elles trahissent l'automne avant le reste du corps : peu de glandes sébacées, exposition permanente, lavages répétés. Un soin gras le soir, et si elles sont déjà rugueuses, une couche épaisse sous des gants de coton pendant la nuit.

À retenir

L'automne ne demande pas de tout changer. Une texture plus riche le soir, une douche moins chaude, une exfoliation espacée et une application dans les trois minutes couvrent l'essentiel.

Le reste, c'est de l'air trop sec et ça se traite dans la pièce, pas sur la peau.